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  • Photo du rédacteurEwa Staub

Les vainqueurs de Lépante. Le 7 octobre 1571


En tant que kinésiologue 100% catholique (j'essaie !!) et alignée à la tradition de 2000 ans (j'essaie !!), je vais utiliser cette plate-forme non seulement pour les informations sur notre bien-être physique et émotionnel, mais également pour les textes qui nous font travailler notre force intérieure. Ce texte est le deuxième de la série. Il est repris d'une homélie dite il y a quelques années et dont j'ai le bonheur de pouvoir disposer. De plus est - en deux versions !!


Première version


SOLENNITÉ DU TRÈS SAINT ROSAIRE

+Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.+


Bien chers fidèles,

 

L’heure est sombre.

 

La Grèce est anéantie, la Hongrie vient d’être écrasée,  l’Autriche commence à être envahie.

 

Nous n’entendons plus l’allègre son des cloches dans les villages serbes, mais seulement l’appel de l’infidèle dans le temple de Dieu profané et converti en mosquée. L’Islam est à moins de 180 kilomètres de Vienne.

 

Aujourd’hui nous solennisons la fête de Notre Dame du Très Saint Rosaire.

 

Cette solennité a lieu cette semaine, le 7 octobre. Elle fut établie par le Pape Pie V en raison de l’écrasante victoire navale qui eut lieu le 7 octobre 1571 dans les côtes grecques, à Lépante.

 

Devant la triste situation des chrétiens, et devant le sombre avenir si personne ne faisait rien, les peuples chrétiens se sont réunis à l’appel du Pape. Ils ont mis de côté leurs différends, et ils se sont réunis pour sauver la chrétienté.

Le résultat fut disproportionnellement positif. Les chrétiens commencèrent avec 212 bateaux, ils en perdirent 17. Les Turcs commencèrent avec 251 navires, ils en perdirent 187.

 

7.500 chrétiens resteront sur ce golfe grec ; ce fut le cas de 20.000 d’entre les Turcs.



Mais comment cela ? Comment un Royaume, deux Républiques, trois duchés et un ordre militaire, qui passaient leur temps à se battre[i] purent s’unir et vaincre l’Empire le plus puissant du moment?

 

Eh bien, ordre fut donné par le Pape à toutes les confréries du Rosaire de prier pour la Victoire de la Sainte Ligue. C’est que derrière ces 28.000 soldats, ces 40.000 marins et ces 1.815 canons, il y avait une flotte encore plus écrasante de pères et mères de familles ; de petits frères et d’amis ; de prêtres et moines ; qui étaient à genoux, humblement, avec une arme invincible. C’était le chapelet.

 


 Ces soldats n’auraient rien pu faire sans la prière qui les soutenait, ils auraient été tristement vaincus.

 

Le même cas se présenta plus de cent ans plus tard en Hongrie en 1716. 150.000 Turcs furent écrasés par 83.000 chrétiens. À la même heure où, appelé par Clément XI, tout le peuple romain avec les confréries du Rosaire en tête, versait aux pieds du Seigneur de ferventes prières et imploraient humblement le Puissant Secours de la Vierge Mère de Dieu en faveur des Chrétiens. 



Rien ne résiste au chapelet. La prière à la Sainte Vierge pendant que l’on médite les mystères de la vie de Notre Seigneur est d’une force invincible. Combien d’exemples de conversions en raison de la récitation du chapelet. Combien de décisions sages, combien de vertus, combien d’amour sort de ce merveilleux exercice.



L’Église, Notre Mère, connait cette importance, et c’est pour cela que nous pouvons gagner beaucoup d’indulgences en le récitant. Le seul fait de le réciter nous donne déjà une indulgence partielle. Et si en plus il est récité en commun, ou dans une église ou une chapelle, l’indulgence est plénière. On peut vider le Purgatoire avec ça!

Que devons-nous faire pour bien inculquer cela dans les habitudes des chrétiens ?

 


Comme tout ce qui regarde la vertu et la piété, commençons par nous-mêmes.

Déjà, commençons par la partie la plus simple. Est-ce que notre chapelet est à portée de main ?

Soyons sincères avec nous-mêmes. Sans ce petit objet, nous commençons, mais nous arrivons difficilement à tenir le fil.


Pour les membres de tout mouvement scout, le dizainier fait partie de cinq objets. Aucune excuse pour l’oublier.


Pour les adultes, regardons nos poches, est-il vraiment-là ? S’il est à la maison, ce soir, avant les Vêpres, il doit déjà être dans notre poche. Et il est particulièrement recommandable d’en avoir deux. Il faut toujours pouvoir en offrir quand Dieu nous présente une occasion.


D’ailleurs, vous le savez, la possession d’un chapelet est le signe sans équivoque de la Foi catholique de celui qui le détient.

 

Deuxième point ; connaissons-nous les mystères du Rosaire par cœur ? Nous ne devons pas méditer 50 mystères, comme le faisaient certains Rosaires de certains ordres. Il n’y en a que cinq par jour. Si par hasard nous en oublions, nos missels et nos catéchismes sont là pour nous les rappeler.

Troisième point ; est-ce que nous allons nous coucher sans avoir dit le chapelet ?

Si nous sommes chez nos parents, est-ce que nous passons toute la journée à la maison, sans adresser la parole à Notre Mère ?

Non, il est bien nécessaire pour chacun de bien regarder la Sainte Vierge et de dire du fond du cœur « Mère, bonjour, je sais que c’est cela qui vous fait plaisir, et que c’est cela qui me donnera tant de grâces. Voici ce pauvre chapelet que je vous offre».

 


Et en dernier, nous devons avoir une grande dévotion pour cette prière.

 

Si nous sommes comme saint Thomas, et nous hésitons à croire à propos de son efficacité, il n’y a pas de problème. Faisons la preuve, et regardons les effets : Le chapelet fut donné à Saint Dominique principalement pour combattre le vice et l’hérésie. Prions pour éviter un vice particulier … nous réussirons. Prions pour une conversion, tôt ou tard, la personne devra céder à la grâce.

 

Telle est l’importance du chapelet, rien ne résiste.

Profitons bien de ce mois d’Octobre, le mois du Rosaire, pour renouveler notre dévotion. Tant d’avantages, de fruits, de profit pour si peu, vaut vraiment que nous reprenions nos livres de piété sur le chapelet.


Le monde est dangereux, nous ne pouvons pas nous permettre de sortir de chez nous sans notre aide la plus précieuse, quelques petites boules vaguement accrochées entre elles.

Plus puissant que tout une armée.

 

+Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.+

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[i] Espagne, Venise, Gênes, Toscane, Savoie, Urbino et les États Pontificaux



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Deuxième version


SOLENNITÉ DU TRÈS SAINT ROSAIRE

+Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.+



Mes sœurs, bien chers fidèles,

 

Mieux que les fusils suisses, plus efficace que les missiles balistiques, le plus puissant, c’est le Rosaire.

 

L’Église le sait très bien, et d’ailleurs la fête de Notre Dame du Rosaire fut établie le jour d’un des plus grandes victoires militaires de la chrétienté. Lépante. En 1571.


Miguel Cervantes pendant la bataille de Lépante

Les navires de l’Islam pillaient souvent les côtes européennes, et le sultan turc décida de rassembler la flotte la plus puissante de l’époque, pour anéantir les chrétiens.

 

Devant cela, quelques vaillantes nations catholiques se sont réunies à l’appel du Pape pour sauver la chrétienté.

Le résultat fut une écrasante victoire navale. Alors que les chrétiens avaient beaucoup moins d’hommes et de navires.

 

Mais comment cela ? Comment des pays qui passaient leur temps à se battre purent s’unir et vaincre l’Empire le plus puissant du moment?


Andries van Eertvelt (Flemish, 1590–1652) The Holy League's fleet lying off a harbour thought to be Genoa before the battle of Lepanto

Eh bien, parce qu’ordre fut donné par le Pape, à toutes les confréries du Rosaire, de prier pour la Victoire. Derrière ces presque 70.000 soldats, 1.800 canons et 200 navires, il y avait une flotte encore plus écrasante de pères et mères de familles ; de petits frères et d’amis ; de prêtres et moines ; qui étaient à genoux, humblement, avec une arme invincible. Le chapelet.

 



Ces soldats n’auraient rien pu faire sans la Reine qui les soutenait. Ils auraient été tristement vaincus. Mais des millions ont supplié à la Mère de Dieu cette protection.


 Rien ne résiste au chapelet. La prière à la Sainte Vierge pendant que l’on médite les mystères de la vie de Notre Seigneur est d’une force invincible. Combien d’exemples de conversions en raison de la récitation du chapelet. Combien de décisions sages, combien de vertus, combien d’amour sort de cette conversation avec notre mère, la Reine du Ciel.


L’Église, Notre Mère, connait cette importance, et c’est pour cela que nous pouvons gagner beaucoup d’indulgences en le récitant. Le seul fait de le réciter nous donne déjà une indulgence partielle. Et si en plus il est récité en commun, ou dans une église ou une chapelle, l’indulgence est plénière. On peut vider le Purgatoire avec ça!


Moi aussi je veux vaincre. Moi aussi je veux être protégé par ma mère. Que dois-je faire ?


Déjà, commençons par la partie la plus simple. Est-ce que notre chapelet est dans la poche?

 

Sans ça, ça va être compliqué. D’ailleurs, comme vous savez, la possession d’un chapelet est le signe sans équivoque de la Foi catholique de celui qui le détient.

 

Deuxième point ; connaissons-nous les mystères du Rosaire par cœur ? Il n’y en a que cinq par jour. Qui se répètent plusieurs fois par semaine en plus. Si par hasard nous en oublions, nos missels et nos catéchismes sont là pour nous les rappeler.

 

Troisième point ; une fois que la base est là, si nous voulons faire partie des vainqueurs, il faut le méditer souvent ! Une fois par jour c’est le minimum. En famille encore mieux. Les familles que je connais qui prient le chapelet ensemble, malgré des épreuves, comme tout le monde, sont sorties victorieuses.

Le chapelet est l’arme des vainqueurs. Parce que toute la vie de Notre Seigneur, tout ce que nous devons méditer pour notre vie, est là. La mort, la Résurrection, le Paradis, l’endurance dans la souffrance, la charité, l’esprit de pauvreté … tout est là.


Profitons bien de ce mois d’Octobre, le mois du Rosaire, pour renouveler notre dévotion. Tant d’avantages, de fruits, de profit pour un temps passé avec Notre Mère du ciel.

Le monde est dangereux, nous ne pouvons pas nous permettre de sortir de chez nous sans notre aide la plus précieuse, quelques petites boules vaguement accrochées entre elles.

 

Plus puissant que tout une armée.




 

+Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.+




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Pour compléter : la bataille de Lepanto n'est pas uniquement un événement historique hautement important pour notre continent, mais également une histoire épique inégalable. Il y a sans doute beaucoup de romans qui s'y sont inspirés. Je ne les connais de loin pas tous, mais le plus inspirant de ceux que j'ai lu, c'est "Le vainqueur de Lepanto" de Louis de Wohl, un écrivain d'origine hongroise. Il dépeint la vie du chef des armée de la Sainte Ligue, Don Juan de Austria. Très difficile de ne pas en tomber amoureuse. Je vous le recommande chaleureusement !




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