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  • Photo du rédacteurEwa Staub

Troisième dimanche de Pâques




En tant que kinésiologue 100% catholique (j'essaie !!) et alignée à la tradition de 2000 ans (j'essaie !!), je vais utiliser cette plate-forme non seulement pour les informations sur notre bien-être physique et émotionnel, mais également pour les textes qui nous font travailler notre force intérieure. Ce texte est le quatrième de la série. Il est repris d'une homélie dite il y a quelques années et dont j'ai le bonheur de pouvoir disposer.






 +Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.+



Qu’arrive-il si, dans un magasin, par mégarde, nous faisons tomber un objet et nous le cassons? Pensez-vous que nous pouvons simplement dire au magasin: «oh, désolé!»? Non, ça ne marche pas. Nous avons cassé une chose, il y a une injustice, il faut réparer. Il faut payer.

Et maintenant, dans le même cas, qu’arrive t’il si vous êtes un enfant et vous cassez quelque chose de cher dans un magasin? Vous allez payer? Vous n’avez pas d’argent, vous n’avez pas de travail. La différence est énorme. Pour vous, c’est tout simplement impossible. Vous ne pouvez pas. Mais cependant, quoi qu’il en soit, il y a un objet cassé. Il y a une injustice. Et quelqu’un doit la réparer. Que faire? Et bien c’est simple, ce sont vos parents.




Mais supposons maintenant que nous sommes adultes, ou enfants, et que par notre faute nous créons un incendie, et que tout un quartier part en fumée. Avec des centaines de familles qui perdent leur maison. Si nous n’avons pas d’assurance, nous ne pourrons jamais payer. Et même. Nous ne pourrons jamais rendre à toutes ses familles leurs souvenirs disparus, leur émotions liées à un tel endroit. Ce que nous avons cassé est irréparable. Nous ne pourrons jamais remplacer tout ça.


Nos péchés, c’est la même chose. L’offense à Dieu est tellement grande, par chaque péché, que cela est impossible de payer.

Notre Seigneur nous le dit lui même aujourd’hui dans la messe: «Il fallait que le Christ souffrît, et qu’il ressuscitât d’entre les morts, et qu’il entrât ainsi dans sa gloire»


Si le Christ n’était pas mort pour payer nos fautes, à notre place, personne n’irait au Ciel.





La preuve, avant la venue du Christ, personne n’allait au Ciel. Les méchants allaient en Enfer, comme il se doit ; et les bons allaient dans un lieu d’attente. Les Enfers et le limbe des justes. Une sorte de Purgatoire d’attente. Sans le Christ, personne ne peut aller au Ciel. Parce que nous n’avons pas le droit. Parce que chaque péché est tellement grave, car ça offense pas n’importe qui, mais Dieu lui même, que même avec notre meilleure volonté, il n’y a pas moyen de combler la différence. C’est trop. Donc il fallait qu’Il souffre, qu’Il meurt, et qu’Il ressuscite. Il le fallait pour nous.

Mais pourquoi? Comment?


Et bien écoutez bien. La faute a été faite par les humains. Donc, en toute justice, ce sont les humains qui doivent payer.


Mais les humains ne peuvent pas payer. La différence entre les hommes et Dieu, personne ne peut la payer. Elle est tellement énorme, qu’il n’y a que Dieu qui pourrait la payer.

Et bien voilà. Il nous faut un homme pour que, en toute justice, il puisse payer au nom des hommes. Mais il faut aussi qu’il soit Dieu, Infini, Tout Puissant ; pour avoir le pouvoir de combler l’immensité du trou entre Dieu est nous. L’Homme-Dieu, Jésus-Christ. La deuxième personne de la Trinité qui devient aussi un homme. Pour payer au nom des hommes, et combler comme Dieu.




Et oui, chers fidèles, c’est complètement impressionnant. Dieu réussit à allier justice et miséricorde, seulement pour nous.

Notre Seigneur, pendant toute la Passion, a vu tous les péchés qui avaient été faits, et qui allaient être faits jusqu’à la fin du monde. Et alors, il a souffert pour chacun de nos péchés. Chacun de nos péchés correspond à une souffrance du Christ. Parce que pour chaque injustice, il fallait payer.


Ce qui veut dire, bien évidement, qu’à chaque péché que nous faisons, c’est un péché en plus pour lequel Jésus-Christ a souffert. Et que chaque péché évité, est une souffrance en moins pendant la Passion de Notre Seigneur.

Jésus-Christ dit au Père: «Ne regardez pas leurs péchés, je prends toute la responsabilité. C’est moi qu’il faut punir, pas eux»


Cela ne nous fait pas mourir d’amour pour Notre Seigneur? Seulement en sachant ce que nous venons d’apprendre, nous devrions être prêts à donner notre vie pour Dieu.

Nous devrions avoir une envie irrésistible de l’aimer, et de ne plus jamais l’abandonner. Nous devrions vouloir faire la même chose, que Lui, et de payer pour les péchés des autres. Pour tous les gens que nous aimons. Pour vos enfants. Pour nos parents. Pour nos amis. Nous devrions être tous capables de dire: «Seigneur, ne regardez pas leurs fautes. Je suis là, je couvre tout. Non, Seigneur, pas eux. Je paye la facture à leur place. Parce que je les aime, et je les veux avec moi au Ciel»


Mais, est-ce possible?


Et oui. Nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Saint Paul nous explique dans ses lettres que nous pouvons participer à la Passion du Christ, en le soulageant d’une petite partie. Nous ne sommes pas grande chose, mais assez pour que le bon Dieu accepte de nous prendre comme collaborateurs.

Pendant sa Passion, Notre Seigneur a vu chaque péché passé et futur, tous. Mais il a aussi vu toutes les bonnes actions futures réalisées pour le soulager à ce moment là. Un ange est venu lui présenter tout ça. Et il a été réconforté, pour chaque acte bon fait pour amour pour Lui.


Voulons-nous soulager les souffrances de celui qui nous couvre, de celui qui paye à notre place? Et bien, pour ça, nous devons avoir une vie sainte. Donc, obtenir des vertus. Être patient. Parler toujours bien des autres. Pardonner à ceux qui nous font beaucoup de mal. Obéir aux lois de Dieu.


Rendons-nous compte. Notre Dieu nous a regardé, et il s’est dit: «Je veux passer l'éternité avec cette personne.» Et comme nos péchés nous empêchent d'accéder à l’éternité, il a dit au Père: «Mais moi je l’aime quand même. Je paye le prix à sa place». Et il s’est fait torturer pour nous.


Il le fallait. Il le fallait pour notre salut. Et il l’a fait.


Bien chers fidèles. Dans une croix, qui a converti une personne, c’était marqué. «Ego pro te. Et tu pro me?». Ce qui veut dire: «J’ai fait tout ça pour toi. Et maintenant, que feras tu pour moi?»


 +Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.+

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